7 étapes à suivre pour y arriver !

Changer de vie, se lancer dans une autre carrière, créer sa propre entreprise, retourner à l’université, ou simplement prendre un nouveau poste dans un secteur différent : l’idée vous a déjà traversé l’esprit et vous a fait rêver, avouez-le !

Oui, vous vous êtes déjà demandé à quoi bon dépenser ces ressources précieuses que sont votre temps et votre énergie sans en tirer aucune satisfaction personnelle, à part un titre ronflant et la stabilité d’un salaire à la fin du mois.

Alors que ce projet de changement prenait lentement forme dans votre tête, vous avez été rattrapé par une pensée déstabilisante : « Quid de toutes ces années de sacrifices pour en arriver là où j’en suis ? Mes études, mon expertise, mes responsabilités, mon niveau de salaire… » Remettre en jeu tout ça juste dans l’espoir idéaliste d’être plus heureux au travail, et sans aucune garantie de réussite ? Non, non, mais quelle idée loufoque ! Et comme ça, vous avez remis le projet à plus tard.

Si vous vous sentez frustré, insatisfait, démotivé, vidé dans votre travail – qu’est-ce que vous attendez pour trouver un emploi qui développe vos compétences, épanouit votre potentiel et satisfait vos aspirations, bon sang ?

Voici un petit florilège des réponses les plus communes à cette question :

J’aimerais beaucoup faire un changement dans ma vie pro MAIS :

« Dans ma situation financière et familiale actuelle, ce n’est vraiment pas possible, je n’arriverais pas à joindre les deux bouts en fin de mois. »

« Il est trop tard maintenant, j’ai construit tout un parcours et une carrière que je ne peux quand même pas mettre au placard du jour au lendemain. »

« Je n’ai pas les compétences ni l’expérience pour obtenir le type de poste qui me plaît. »

« Par les temps qui courent et le taux de chômage en France, si je quitte mon emploi je risque de ne jamais en retrouver un autre et de devenir chômeuse de longue durée… Je peux déjà être contente d’avoir un boulot, quand je vois tous ces gens qui galèrent ! »

« Ma vie pro, ce n’est pas l’essentiel, ma priorité c’est ma vie privée. D’ailleurs ma frustration passera quand j’aurai une maison, un conjoint, un bébé… »

« Le problème vient de moi, je suis une éternelle insatisfaite, je pense qu’il faut juste que je commence à apprécier ce que j’ai et que j’arrête de me poser trop de questions. »

Derrière ces réponses tout à fait raisonnables, et peut-être même justifiées dans certains cas, il se cache en général la vraie raison pour laquelle vous repoussez votre envie de changement aux calendes grecques : VOTRE PEUR !

Car amorcer le changement ne veut pas dire que vous devez donner votre démission demain, renoncer aux compétences développées au fil de votre parcours, ou vous mettre gravement en danger financièrement. Prendre la route du changement, ce n’est pas forcément synonyme de galère ni de régression.

Bref, j’ai envie de vous dire : arrêter de vous mentir à vous-même, là c’est la peur qui vous joue des tours. La peur est un peu comme une drogue hallucinogène : sous son effet, les obstacles paraissent insurmontables, les risques démesurés, les conséquences fatales. Bref, vous avez un sommet rocailleux devant vous, mais vous avez l’impression de devoir escalader l’Everest par -50 degrés, le tout sans matériel et sans guide.

Alors, dites-moi, de quoi avez-vous peur en réalité ?

De perdre votre statut social, votre sécurité matérielle, votre niveau de vie ? Ou de décevoir vos parents, vos proches ? Ou alors vous manquez de confiance en vous, vous pensez que vous n’y arriverez pas ? Peut-être que vous vous sentez tout simplement perdu, vous ne savez pas ce que vous voulez et cela vous angoisse. Enfin, vous êtes peut-être dans le déni de votre insatisfaction, c’est l’effet le plus pernicieux de la peur qui conduit à fermer les yeux sur sa frustration et entrer dans une longue fuite en avant.

Attention, n’oubliez pas que votre peur est probablement renforcée et légitimée par la peur des autres. Ceux qui sont sous l’emprise de la peur seront les premiers à vous dissuader de prendre des risques ou de remettre en cause le statu quo.

Les étapes à suivre pour déjouer les pièges que vous lancera votre peur :

1) Gare à la politique de l’autruche !  

Prêtez attention à votre frustration et aux signaux que vous envoie votre corps !  Donnez-vous la permission de vous écouter, non cela ne veut pas dire que vous êtes faible !

2) Démasquez vos peurs !

Essayez de reconnaître la manifestation de la peur et d’identifier d’où elle vient. Cela vous permettra de mieux vous connaître, d’identifier vos désirs et vos besoins, et de devenir plus libre ! L’aide d’un psy ou d’un coach peut s’avérer utile dans ce processus.

3) Au diable les contraintes inconscientes !

Il va falloir vous libérer de tous ces principes qui vous conditionnent du type : « il faut faire de grandes études pour avoir un emploi », « le travail, c’est sérieux, ce n’est pas fait pour être heureux »…  Les temps ont changé ! Savez-vous qu’un membre de la génération Y aura au moins 10 employeurs différents dans sa carrière et que les reconversions professionnelles sont de plus en plus courantes au virage de la trentaine ?

4) Persévérez !

Il est possible que vous ressentiez un besoin de changement professionnel sans avoir une idée précise de ce que vous voulez faire ensuite. Ce n’est pas grave ! Continuez à explorer, n’abandonnez pas vos recherches, même si vous ne voyez pas immédiatement la lumière au bout du tunnel.

5) Adoptez la politique des petits pas !

Une fois la destination finale identifiée, dirigez-vous vers votre objectif lentement, mais sûrement. Encore une fois, personne ne vous oblige à faire un changement radical ni à vous mettre en péril. Prenez des microdécisions qui vous rapprochent de votre but, par exemple : suivre des cours du soir dans le domaine qui vous intéresse, épargner pour votre projet, parler avec ceux qui ont déjà accompli la reconversion que vous désirez emprunter…

6) Allez de l’avant !

Les transitions professionnelles prennent du temps, c’est un travail de longue haleine. Au soir du premier petit revers ou de la première embûche, vous serez peut-être miné par des doutes ou de l’angoisse… C’est là qu’il faudra résister. Comme un équilibriste sur sa corde et pile poil au milieu du chemin, au-dessus du vide, il faudra éviter de regarder en arrière ou en bas et continuer à avancer avec confiance.

7) Ce n’était pas si terrible, en fin de compte !

Eh oui ! une fois de l’autre côté, quand votre activité professionnelle aura été transformée grâce à toutes ces petites et grandes décisions que vous aurez prises, vous regarderez derrière vous, et tout le chemin vous semblera évident, nécessaire et pas si ardu qu’il en avait l’air. Vous aurez définitivement démystifié les obstacles en dépassant votre peur. BRAVO !