Hélène et Gautier ont réalisé l’expérience la plus folle & excitante de leur vie : quitter leur routine et leur confort parisien pour faire le tour du monde à deux ! Organisation avant le départ, difficultés rencontrées sur place, l’expérience qu’ils en tirent… ils nous offrent l’envers du décor de cette incroyable aventure.

 

Ils ont tout quitté pour faire le tour du mondeCe voyage d’un an autour du monde, qui a lancé l’idée ?

Hélène :

Ça fait plusieurs années que je réfléchis à ce voyage. Bien qu’étant une vraie parisienne, j’ai toujours ressenti l’appel du large et de la nature.

Quand j’ai rencontré Gautier, j’étais très investie dans mon travail et je n’avais pas une minute pour me poser. La machine était lancée, je ne prenais pas vraiment le temps de réfléchir à ce dont j’avais profondément envie.

Le rythme de la vie parisienne me consumait.

Tout a commencé à notre retour d’un voyage en Thaïlande. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, j’étais profondément triste et frustrée. Repartir était devenu mon obsession, loin et longtemps. Il fallait que je me déconnecte, que j’aille me perdre, que je sorte de mon confort, qui n’en était plus vraiment un puisqu’il me pesait. Je rêvais d’ailleurs, sur un laps de temps plus long que trois semaines de vacances, où disons le clairement, j’étais incapable de déconnecter.

Il m’arrivait souvent de me dire que si la journée que je venais de vivre était la dernière et bien c’était vraiment une journée de m…

Des journées qui se ressemblent, à ne pas voir la lumière du jour, les mois, les années qui défilent, le temps qui s’accélère…

J’avais besoin d’arrêter cette tornade et de prendre le temps.

Prendre le temps de perdre du temps.

Habitant non loin du Bataclan, je dois avouer que les terribles événements n’ont pas été étrangers à la concrétisation du projet.

Ce n’était plus une option, ni un choix potentiel mais bien un projet vital.

 

L’autre a t il été facile à convaincre ?

Disons qu’il a fallu être patiente et attendre le bon moment.

Gautier voyageait beaucoup, partout dans le monde et se plaisait beaucoup dans son travail. Il ne ressentait pas vraiment le besoin de faire une pause.

Il n’était clairement pas partant.

Puis l’idée a fait son chemin. De discussions en débats, il voulait savoir quels étaient les objectifs. J’ai du un peu batailler pour lui expliquer que mon objectif c’était justement de ne pas en avoir.

Au bout de 4 ans, la persévérance a payé.

Et ce projet est devenu notre projet.

Les semaines précédant le départ, sa motivation dépassait la mienne.

Gautier était devenu intenable alors que moi je me demandais si on avait pas fait l’erreur du siècle …

Ils ont tout quitté pour faire le tour du monde

Qu’espériez-vous avant de partir faire le tour du monde ?

Ouvrir une boutique de tongs au Chili 🙂 ou trouver l’idée qui nous permettrait de vivre de nos voyages ou que l’on nous demande de faire une exposition photos à notre retour !

Non plus sérieusement, pour se trouver peut-être un peu ? Sans tomber dans le cliché, c’est vrai qu’avant de partir, on se prend à espérer qu’il va y avoir le déclic qui fait que toute notre vie va changer. Pour certains c’est ce qui arrive, pour d’autres c’est une pause salvatrice.

On est parti pour en prendre plein les yeux et pour remettre de l’ordre dans nos priorités de vie.

Passer du temps ensemble, profiter de la vie, se faire un cadeau sans être parasités par le quotidien et la morosité ambiante.

On espérait aller au bout du monde, là où les routes s’arrêtent, se retrouver seuls au monde en pleine nature… autant dire que la réalité a dépassé tout ce que l’on avait espéré.

Je dirais aussi que nous avions besoin de retrouver de l’énergie positive et de bonnes vibrations.

En bref on a remis les compteurs à zéro !

 

Ils ont tout quitté pour faire le tour du mondeCe voyage a t-il changé votre perception des choses ?

C’est sur que passer 10 mois avec un sac à dos, 3 t-shirts, 2 pantalons, une paire de tongs et des chaussures de marche, forcément ça fait réfléchir aux 70 cartons qui contiennent nos « vies » à Paris.

Ce plein de tout et plein de vide à la fois, de matériel qui occupe l’espace et encombre l’esprit; s’en séparer nous a permis de nous concentrer sur l’essentiel.

On voulait se détacher du matériel, profiter de l’immatériel et on a réussi. Et c’est cet état d’esprit que l’on voudrait conserver.

C’est un combat d’être soi et de réussir à le rester !

On est assez convaincus que le modèle de société dans lequel nous évoluons est un dangereux rouleau compresseur qui nous éloigne de ce que l’on est et de ce pourquoi nous sommes réellement destinés. C’est un combat d’être soi et de réussir à le rester !

Avant ce projet, le travail dictait et rythmait notre quotidien, nos nuits et nos vies. Il nous est arrivé de ne pas sortir le week end pour être en forme avant une grosse semaine de travail. Se priver pour « assurer » et finalement passer à côté de pas mal de choses. La performance, la réussite, les objectifs, les deadlines. Nous étions arrivés à saturation.

Partir un moment nous a permis de nous accorder ce temps de réflexion, faire abstraction de ce que pensent les autres (et ce qu’ils attendent de vous) et savoir si nous étions sur le bon chemin de vie individuellement et en couple.

Lorsque nos entreprises ont validé nos congés sabbatiques, il s’est produit un premier déclic. Comme si nous nous étions  réappropriés nos vies et nos destins, enfin au moins pour les 10 mois à venir.

Malgré le rythme infernal, on avait notre feuille de route pour 2017 et puisque c’était celle que nous avions choisie, c’était forcément la bonne.

La concrétisation du projet a été une renaissance, de nouvelles portes qui s’ouvrent et la petite flamme qui se rallume.

On en est capables ! On reprend la main sur nos vies ! On s’est vraiment senti pousser des ailes.

La nouveauté, l’inconnu et des rêves de mômes qui allaient se réaliser, c’était grisant.

Le travail doit rester un moyen de se réaliser et pas une fin en soi. On relativise beaucoup plus. On sait que l’on peut rebondir et surtout que l’on en est capables.

Ca n’a pas été 10 mois de vacances, loin de là! Quand vous enlevez la part travail de votre quotidien c’est autant de temps qui se libère pour vous poser des milliards de questions sur ce que vous voulez et ne voulez plus, sur ce que vous attendez de la vie, sur ce qui vous fait vous sentir vivant ou au contraire vous éteint.

Ça peut être le travail mais aussi le cadre de vie, certaines personnes de votre entourage, vos habitudes ou même votre confort ou encore la routine.

Le voyage nous a ouvert les yeux sur la chance que l’on a de vivre où l’on vit. Avoir ses racines quelque part, sa famille, ses amis, on a envie de plus prendre le temps, de ne pas se laisser submerger. On a laissé un peu de nous partout où on est allé, on se sent un peu partout chez nous. Il n’y a plus vraiment de frontières, plus vraiment de barrières, plus vraiment de freins. Tout est devenu accessible, grâce à un sourire, un regard, de l’énergie, de l’envie. Les contacts sont plus simples, plus sains.

On s’est fait notre propre idée sur ces pays, la vie là-bas au loin, notre vision du monde s’est élargie à mesure que nous avons avancé. Ça nous a donné de l’espoir, souvent, inquiété parfois, donné des idées tous les jours. Ça nous a fait aimé la vie tous les jours un peu plus.

Ce voyage a aussi été pour nous une réelle prise de conscience de l’état de la planète.

Parce qu’on a pris le temps de lire et d’observer la faune et la flore partout où nous sommes allés. La manière dont les pays protègent ou au contraire détruisent la vie, la manière dont l’Homme traite n’importe quelle forme de vie. Il nous est arrivé d’essayer de sauver des animaux de la bêtise et la cruauté humaine, on a nettoyé les plages. On a souvent été au bord des larmes tant face à la faune et la biodiversité rencontrées pendant le voyage que par le fait que la plupart de ces merveilles sont en danger d’extinction.

De l’Amérique du Sud à la Nouvelle Zélande en passant par l’Alaska, on a vu par nous même le recul dramatique des glaciers en l’espace de 100 ans.

Ça ne laisse pas insensible.

Et sur ce point l’inquiétude l’emporte.

Les 20 prochaines années vont être déterminantes.

On a pas pu s’empêcher de se dire que l’on ne reverrait peut être jamais de pingouins et de baleines aux Îles Falklands, de lions de mer, de tortues marines et de fous à pattes bleues aux Galapagos, de dauphins et d’albatros en Nouvelle Zélande ou de singes hurleurs en Amérique centrale, et on en oublie.

Si on doit repartir, cette fois, ce sera pour cette cause qui nous tient à cœur.

Ils ont tout quitté pour faire le tour du monde

Quelles étaient vos peurs avant de partir ?

Des peurs il y en eu pas mal…

Qu’il arrive quelque chose en notre absence,

que l’on vrille et que l’on soit inadaptables à notre retour (bon ça on verra en rentrant c’est pas gagné !),

qu’il nous arrive quelque chose pendant le voyage (vol ou autres) bon malheureusement on a coché cette case,

que nos choix ne soient pas compris par nos familles,

que l’on arrive pas à suivre financièrement,

que l’on vive mal le fait d’avoir à chercher un toit tous les jours.

 

Un voyage autour du monde,  ça se prépare comment ? 

Ça se prépare déjà mentalement. Au delà de tout ce qui est familial, financier, professionnel, il y a autant de proches qui nous ont dit:

– « génial vous avez tellement raison » que

– « vous êtes sûrs ? Réfléchissez, à 35 ans c’est pas raisonnable, vous ne voulez pas faire un bébé plutôt ? »

C’est vrai qu’à nos âges, c’était un peu l’étape logique pour tout le monde … mais pas pour nous !

Notre bébé, c’était ce voyage, longuement mûri et attendu. Il nous aura enrichi comme rien ni personne n’auront pu le faire ces vingt dernières années.

On prépare aussi sa famille, enfin surtout nos parents, pendant un petit moment.

Nos appréhensions étaient aussi les leurs mais multipliés par 10000. On a expliqué notre projet, pourquoi on le faisait, pourquoi on en ressentait le besoin, et pourquoi à un moment c’était devenu la seule et unique prochaine étape.

Ce projet a bousculé aussi bien nos parents que nous. Au début, on a eu la sensation que le sol se dérobait sous leurs pieds. Nous allions à contre courant de tout ce qu’ils souhaitaient et avaient construit pour nous: stabilité et sécurité.

Ça a pris du temps et ça leur a pris du temps de se faire à l’idée mais finalement notre plus grande joie aujourd’hui c’est que ce sont nos premiers fans. Ils suivent notre voyage au quotidien et s’intéressent à tous les pays où nous allons. L’inquiétude est un lointain souvenir. Quelque part ça a aussi changé leur vision du monde.

Ils sont fiers de nous et c’est tout ce qui compte.

Sur le plan professionnel, nous nous étions renseignés sur les modalités du congé sabbatique. Nous avons posé notre demande le même jour début Novembre 2016, soit 3 mois avant la date de départ souhaitée. On a eu la chance d’être compris par nos employeurs respectifs. La seule contrainte pour Hélène a été de repousser d’un mois le départ.

On a la chance en France, sous certaines conditions, de pouvoir profiter de ce congé. Préparer le départ c’est aussi et surtout préparer son retour. Ça prend du temps et c’est important pour sa propre sérénité pendant ces dix mois de déconnexion.

On vous passe toutes les formalités qui prennent aussi beaucoup de temps:  louer l’appartement, le vider, prendre son billet « tour du monde », faire tous les vaccins, préparer les médicaments au cas où, s’équiper, faire et refaire et re-refaire son sac pour faire tenir sa vie dans 50L et 75L, voir tout le monde avant de partir et surtout préparer le 1er mois de voyage.

Quel circuit avez-vous choisi ?

Je me souviens nous étions au restaurant, après une bouteille de vin, j’ai sorti mon agenda et j’ai demandé à Gautier quels pays il aimerait faire si on pouvait partir.

On a commencé à mettre des croix sur la carte du monde et plus on en parlait plus on cochait de pays.

Quelques mois plus tard on se décidait à poser le congé sabbatique.

Et c’est le timing et le budget qui on eu raison de la longue liste des 25 pays que l’on voulait faire.

Notre tour du monde nous aura emmené en Amérique du Sud (Argentine, Chili, Bolivie, Colombie, Equateur) en passant par les Falklands (Îles Malouines), l’île de Pâques et les Galapagos, puis l’Amérique centrale, la Colombie britannique, la Californie, l’Alaska, Hawaii, les Îles Cook, la Nouvelle Zélande et l’Australie.

 

Le pays qui vous a le plus marqué ? Pourquoi ?

Gautier :

Pour ma part c’est impossible à dire. Tous les pays m’ont apporté un plaisir particulier que l’on ne retrouve pas forcément dans les autres.

Alors je dirai:

– L’Argentine, pour son phare du bout du monde.

– Les Îles Falkland, pour sa biodiversité.

– Le Chili, pour son désert et l’hospitalité chilienne.

– L’île de Pâques, pour ses Moaïs.

– Les Galapagos, pour sa vie sauvage.

– La Colombie, pour ses magnifiques petits villages hors du temps.

– Le Costa Rica, pour le surf.

– La Colombie britannique pour ses baleines.

– Hawaï pour son cratère et son observatoire.

– L’Alaska pour la solitude.

– L’Ouest américain pour sa forêt de Séquoias légendaires

– Les Îles Cook, pour ses lagons.

– La Nouvelle Zélande pour ses fjords et la diversité de ses paysages.

Hélène : 

Comme le dit Gautier, difficile à dire. Est ce trop tôt? Est ce que notre cerveau a fait le tri?

Je dirai que mes épisodes préférés sont les îles Falkland et l’Alaska.

Les îles Falkland, c’est un petit caillou en face de l’Argentine qui appartient à la Grande Bretagne. Balayées par le vent, perdues au milieu de l’Atlantique, peuplées d’anglais vraiment accueillants, attachants et amoureux de leurs îles. C’est surtout un havre de paix.

L’Alaska pour son immensité, cette nature brute et dure, ses couchers de soleil à couper le souffle, ses montagnes qui côtoient les fjords, ses rivières, et ses forêts à perte de vue et l’accueil des locaux.

Partir en couple faire le tour du monde, c’est un challenge ?

On se sent plus soudés, plus à l’écoute l’un de l’autre.

Ca peut représenter un challenge. Passer 24h/24 et 7j/7 avec l’autre peut virer au cauchemar ! Ou pas.

Avant de partir on nous a pas mal dit que les copains des frères des copains des cousins s’étaient séparés après leur tour du monde.

On a pris ça avec philosophie et on s’est dit que si ça devait nous arriver ça arriverait.

Bon on va quand même avouer que certains soirs on se disait que ce serait vraiment du gâchis si ça arrivait.

10 mois plus tard on est surpris de pouvoir compter nos accrochages sur les doigts d’une main.

On se sent plus soudés, plus à l’écoute l’un de l’autre. Vivre avec l’autre à ce rythme c’est petit à petit se comprendre sans avoir besoin de se parler. C’est se construire tout un tas de souvenirs ensemble, y compris des fous rires et des larmes!

On s’est aussi laissé du temps pour faire des choses, seul, chacun de notre côté. C’était important de ne pas s’étouffer l’un l’autre et de partager ensuite.

 

On ne s’ennuie pas de son quotidien parisien parfois ?

A l’unanimité: Non !

Dormir chaque nuit dans un endroit différent, prendre une douche parfois tous les jours, parfois une fois en quinze jours, changer de paysage tous les jours, changer de monnaie, de langue et d’accent tous les mois, de nourriture encore plus souvent, passer de la marche à l’avion en passant par l’auto-stop ou le bus, jongler entre des températures polaires et tropicales en l’espace d’un mois … on dirait presque que le quotidien parisien était reposant.

Et quand les petites douceurs françaises nous ont trop manqué on a eu la chance de croiser le chemin de boulangers français expatriés.

 

Quelles difficultés avez-vous rencontré avant et pendant ?

L’une des premières difficultés a été de faire le choix des pays tout en ne dépassant pas un certain budget.

Nous voulions tous les faire! Que tout rentre sur 10 mois. L’agenda et nos comptes en banque nous ont vite rappelés à l’ordre. Nous avons dû mettre des priorités. Nous avions tous 2 des pays (ou îles) en commun que nous souhaitions impérativement visiter, telles que la Nouvelle Zélande ou l’île de Pâques. Et nous voulions également visiter l’Amérique du Sud. Tout s’est donc organisé autour de ces 2 critères. Au final en plus de notre plan d’origine, nous avons rajouté en cours de route les îles Falklands, les Galapagos, Little Corn Island (petite île du Nicaragua) et le Costa Rica. Le budget au final est légèrement dépassé mais l’expérience vaut tellement plus!

Ensuite ça a été le contenu des sacs à dos. Nous étions des bleus de ce point de vue. Toujours partis pour quelques semaines, valises en main, le problème a été de taille.

Votre vie pour 10 mois doit absolument tenir sur votre dos. A la fois léger mais regroupant l’essentiel de ce dont vous avez besoin. Et quand vous vivez dans un monde où la consommation et l’obsession de posséder sont rois, ce n’est pas une chose aisée à faire. Vous ne vous rendez compte de cela qu’une fois le problème posé. Aujourd’hui tout nous paraît plus facile, comme évident. Demandez nous ce qu’il vous faut prendre pour un congé sabbatique nous vous répondrons dans la seconde!

Sur la fin, les dernières semaines avant le départ ont été disons « sensibles » à gérer. Jongler entre travail et revue de l’organisation n’est pas chose facile. Votre employeur vous demande de faire le travail de 2 mois en 15 jours, vous avez le souci de partir le devoir fait et pour finir il faut vous soucier de vos premiers jours voire semaines à l’étranger; sans compter les petits coups de blues dans les familles respectives.

Au final, rien de bien méchant comparé au plaisir de partir voyager pour 10 mois.

La nature des difficultés changent bien évidemment pendant le voyage.

La langue avant tout. Selon les pays choisis cela peut être un problème. L’anglais n’est pas parlé partout. Sans oublier de tenir votre budget. Tellement de choses sont à voir et à faire sur place. Là aussi il vous faut faire des choix. C’est la frustration la difficulté première.

Ils ont tout quitté pour faire le tour du monde

Les 3 conseils que vous donneriez à quelqu’un qui a envie de faire le tour du monde ?

Gautier :

– Sautez le pas!

Peu importe ce que vous entendrez (ou avez entendu), peu importe les anecdotes pessimistes racontées par les amis d’amis d’amis, au diable les peurs sur vos trimestres non cotisées pour votre future retraite! Vous ressortirez de cette aventure changé. Ce que vous apprendrez et retirerez de cette expérience ne vaut pas le coup de se poser ce genre de questions.

– N’oubliez pas que vous êtes votre voyage!

Vous êtes libre. Laissez votre imagination et vos désirs reprendre le dessus et sortez des sentiers battus. Fini le « metro, boulot, dodo »! Créez votre propre credo!

– Profitez, admirez et respectez la nature!

Si il y a bien une chose dont je me suis rendu compte durant ce voyage c’est l’impact écologique que nous avons dans notre quotidien. Oui nous avons beaucoup voyagé, oui nous avons pollué. Servons nous de cette expérience pour nous demander comment changer nos habitudes et réduire notre impact.

Hélène :

– Faites le ! Faites vous plaisir, faites vous du bien, faites vous ce cadeau ! Ne vous posez pas trop de questions car vous trouverez toujours des milliards de raisons de ne pas partir.

– Tracez un parcours qui vous fait vraiment envie et autorisez vous un peu de flexibilité.

– Partez léger vraiment léger. Non non pas de tenues pour le soir pas même ce petit haut sympa ou cette jupe au cas où. Détachez vous de tout ça avant de partir. Le voyage commence là, avec le minimum, l’esprit libre. L’essentiel vous le trouverez en chemin et ça n’aura rien de matériel.

 

Pas trop stressés de rentrer bientôt ?

À l’heure où nous écrivons nous sommes en Nouvelle Zélande à un mois du retour et on mentirait si on disait que nos estomacs ne sont pas un peu noués.

La perspective de retrouver tout le monde compense le fait que cette belle page encore blanche il y a peu est désormais écrite, et qu’il faut avancer.

Le rythme va changer et il paraît que ce n’est pas simple. On va prendre chaque jour comme il vient. Il va falloir se rappeler quel jour on est tous les jours. Ce qui n’est clairement pas le cas depuis 10 mois !!!

On a adoré passer ce voyage dehors au grand air, il va falloir se réadapter à vivre en intérieur aussi.

Notre remède ? Penser à la suite … on a quand même du couper une dizaine de pays dans le programme.

Il paraît qu’il faut rentrer pour … repartir 🙂

To be continued…

 

Un mot qui qualifierait cette aventure à deux ?

Essentielle.