Témoignage d’une globe trotteuse.

Montréal, Canada, mai 2012, 55 kg.

Poutines, soirées arrosées, gâteaux de carottes, donuts, restaurants sushis à volonté…

Montréal, Canada, juillet 2012, 68 kg.

13 kg en plus ! J’ai mangé trop de poutines et de queues de castor. La faute aux Québécois ! Quelle idée de proposer un restaurant de poutine… ouvert 24h sur 24… À deux pas de chez moi ?

J’ai pris du poids sans m’en apercevoir. Je me sens lourde, mal à l’aise dans mon corps, essoufflée. Lorsque je m’allonge, mes bourrelets me gênent. J’ai mal aux genoux. Je fais des crises d’hypoglycémie. Je me trouve « gonflée ». Que s’est-il passé ? Est-ce le stress lié au voyage ?  Les repas sur le pouce à l’extérieur ? L’absence d’exercice physique ?

Mon état de santé est engagé, il est temps de réagir. Je refuse de faire un régime. À quoi bon ? La dernière fois que j’ai testé un régime (Dukan), j’ai tenu trois jours, puis j’ai foncé dans la première pâtisserie pour acheter cinq gâteaux et les manger d’une traite. Aussi, étant pré-diabétique, il m’était impossible de tenir un tel régime.

Pourquoi ne pas profiter de mon prochain voyage de trois mois à New York pour me lancer un défi et retrouver la ligne ? La salle de sport Planet Fitness ne coûte que 8 dollars par mois sans engagement…

New York, septembre 2012, 68 kg

J’entame une phase d’observation :

1/ Je me photographie en sous-vêtements pour constater l’ampleur des dégâts. J’accroche cette photo du « moi actuel » à côté d’une ancienne photo de moi en bonne santé physique. La visualisation de son objectif est très importante. Elle permet de ne pas oublier pourquoi on le fait et pourquoi on ne doit pas s’arrêter à mi-chemin.

2/ J’achète un petit calepin afin d’observer mes habitudes alimentaires pendant une semaine. Je constate que je mange beaucoup trop de sucre, boit beaucoup trop de boissons sucrées et soda (les boissons sont beaucoup plus sucrées qu’en France), je ne bois qu’un verre d’eau par jour et enfin, 80% de mes repas se font à l’extérieur dans des fast food.

3/ Je me renseigne et teste des alternatives au sucre, comme le sirop d’agave.

Pendant cette phase, j’avoue avoir mangé des donuts chez Dunkin’ Donuts, des muffins chez Starbucks. Je ne peux et ne veux pas tout supprimer du jour au lendemain car cela génère de la frustration. Burger King aussi… Et cheese-cakes… Je suis à New York tout de même.

Chaque personne est différente et le corps réagit différemment. Cette phase d’observation est primordiale car elle permet de connaitre et comprendre son corps.

J’ajoute ensuite le sport. Je déteste courir. Comment vais-je tenir ? En plus, le premier mardi du mois, la salle de sport propose une soirée Donuts et Pizza… Sans parler de l’énorme tonneau rempli de bonbons à l’entrée. Sont fous ces Américains !

Mon programme dure cinq jours par semaine : à jeun et le matin je m’attèle pour 30 minutes de course à 8 km/h, 15 min de vélo et 15 minutes de musculation des cuisses (oui oui sinon ça devient tout flasque). Pour m’assurer de tenir, je télécharge mes séries préférées sur une tablette, des livres audio et des playlists adaptées à la durée de mes courses. Je cours également de temps en temps à Central Park. Se divertir en faisant du sport est la clé pour contrôler son esprit. Car le corps peut le faire, mais l’esprit y met des obstacles.

J’ai également écouté un livre audio très intéressant via Audible : Un cours pour maigrir de Marianne Williamson. Il m’a permis de réaliser que par moments, au lieu d’exprimer mes émotions, je mange. Au lieu de pleurer, je mange. Au lieu de m’énerver, je mange. Mauvaise habitude ! Je décide de faire un exercice et d’exprimer mes émotions au lieu de manger. Tenter l’expérience, ca marche !

Il faut retenir que tout est lié. Perdre du poids ne tourne pas seulement autour de la nourriture. La dimension psychologique, l’exercice physique, la gestion du stress, la connaissance de soi  sont tout aussi importants.

New York, décembre 2012, 55 kg

1.2.3. CHEEESEEE !!! Photo ! Objectif atteint !

Résultat atteint ne veut pas dire reprendre ses mauvaises habitudes alimentaires.

Cairns, Australie, juin 2015, 58 kg

Évoquons en détail l’aspect alimentaire. Je travaille dans des fermes australiennes dans le Queensland au Nord de l’Australie. Je rentre le soir avec une montagne de fruits et légumes. Pourquoi ne pas faire une cure détox d’une semaine 100% vegan ? Tout sauf des produits animaliers. Parmi les aliments phare de cette semaine vegan : l’avocat, la patate douce, le quinoa, le riz noir, les myrtilles, la papaye, la citrouille et les lentilles sous toutes les formes : smoothies, soupe, gratin de légumes… Lorsqu’une envie de grignoter se fait sentir, je prends des amandes, des graines de citrouilles ou des pistaches. La plupart du temps, je les ai cueillies moi-même. Cette phase m’a tellement plu que j’ai écrit un poème en anglais sur le sujet (Vegan Black Woman).

Cela m’a appris à lire chaque emballage des produits que j’achète et de découvrir la quantité de produits inconnus et chimiques dans ce que nous mangeons. Je me suis sentie légère et en pleine forme.

L’Australie m’a également permis de découvrir le pouvoir du yoga et de la natation. Ce sport m’a beaucoup aidé à gérer mon stress et travailler sur la respiration. Et on le sait, qui dit stress, dit production de cortisol, dit prise de poids chez certaines personnes.

Thaïlande et Indonésie, octobre 2015, poids : information non disponible 😉

Pad thaï, Nasi Goreng… Miam…

Mes conseils :

1/ S’instruire sur les aliments

2/ Lire des livres de développement personnel

3/ S’observer

4/ Manger à sa faim

5/ Boire beaucoup d’eau

6/ Faire du sport à jeun

Pour le reste, à vous de personnaliser !