Par Armanda Dos Santos et Leila Echchihab

L’avenir de la médecine sera féminin, ou ne le sera pas ! C’est en partant de ce constat aujourd’hui avéré qu’est née la première Edition de « Sisterhood in Health », une journée de conférences, ateliers et concert, en hommage aux femmes qui soignent, soient-elles thérapeutes, médecins, guérisseuses, chamanes ou magiciennes. C’est la story de 2 femmes, Leila et Armanda, 2 citadines auto-entrepreneurs, qui un jour ont rêvé de fédérer hommes et femmes autour d’une réflexion « quelle médecine, mais surtout quelle société pour demain? ».

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Qui sont-elles? Combien sont-elles? Avec quels moyens soignent-elles? Quelle est leur place dans la société et comment faire reconnaître leurs pratiques? Sommes-nous face à une nouvelle façon de pratiquer la médecine? Quelles sont les conséquences sur la société de cette évolution et de la féminisation de la profession ? Ce sont toutes ces questions qui nous ont traversé l’esprit et que nous avons voulu matérialiser en fédérant des hommes et des femmes autour de ce projet.

Évoluant nous-mêmes dans le milieu des thérapies holistiques, nous nous sommes intéressées à la place des femmes, non pas dans la Médecine en générale uniquement, mais aussi dans le domaine des médecines naturelles, dites « douces ». Qu’ont-elles de « doux » d’ailleurs, c’est une question fondamentale… !

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La féminisation de la médecine : un fait de société   

Selon les récentes statistiques, aujourd’hui déjà, près de la moitié des médecins qui exercent en France sont des femmes et elles deviendront majoritaires dans la profession dans les années à venir. En 1990, on comptait 30 % de femmes parmi les médecins en France. Aujourd’hui, elles sont 41 % et, selon les prévisions, elles seront plus nombreuses que les hommes à l’horizon 2022.

« En fait, les femmes sont entrées en médecine en douceur, sans faire de bruit. Et en prenant des places laissées vacantes par les hommes », explique Anne-Chantal Hardy, sociologue et directrice de recherches au CNRS.

Il n’y a rien ici d’une « guerre des sexe » ou d’une supposée lutte de monopole. Néanmoins, un fait remarquable est à souligner: si elles passent moins de temps dans leur cabinet, les femmes semblent privilégier la qualité à la quantité et un traitement holistique de leur clientèle. «Les hommes médecins sont plus centrés sur la pathologie, les femmes vont prendre en charge l’individu et son environnement. Elles vont tenir compte de toutes les facettes de la personnalité qui est en face d’elles», souligne Nicole Bez, chargée de mission femmes médecins MG France (syndicat des médecins généralistes).

En effet, les définitions allopathiques et holistiques de la santé diffèrent beaucoup sur le diagnostic et le traitement de la maladie. La plupart des médecins considèrent rarement comment l’attitude d’un patient envers la vie détermine sa quantité et sa qualité. Dans notre médecine moderne, et malgré des progrès considérables, peu d’importance est accordée aux traitements préventifs, les causes principales des maladies étant censées être les pathogènes, les bactéries, les virus et les dérèglements biochimiques.

À l’inverse, la médecine holistique, quant à elle, se focalise sur la prévention des maladies et le maintien de la santé. Elle voit la santé comme un équilibre entre les systèmes du corps: mental, émotionnel, spirituel et physique. Tous les aspects d’une personne sont considérés comme étant interdépendants. Tout déséquilibre est censé stresser le corps et causer une maladie. Pour la combattre, les médecines naturelles vont utiliser de nombreuses thérapies pour soutenir les défenses naturelles du corps et restaurer l’équilibre. La pratique de la méditation, du yoga, de la phytothérapie, de l’aromathérapie, acupuncture ou encore du Reiki ou autres soins énergétiques, sont autant d’alternatives en utilisées en cas de traitement ou de simple prévention. Ce sont aussi des thérapies, majoritairement exercées… par des femmes.

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La femme: une guérisseuse innée

L’Histoire n’a jamais été très bavarde sur les dons naturels des Femmes à soigner, et à guérir. Peu nombreux sont les noms féminins figurant dans les livres d’histoire de la Médecine, celle-ci écartant les femmes de l’accès aux études et aux diplômes. Les savoirs des femmes ont longtemps été ignorés des chercheurs, voire niés ou dévalorisés. Et pourtant. Il faut remonter aux sociétés traditionnelles pour comprendre et reconnaître l’importance du statut de « femme médecine holistique ».

Rituels, remèdes, potions magiques, son « intuition » fait peur. Ses méthodes sont douteuses. La « femme médecine » est un mystère. Tantôt considérées comme soignantes, guérisseuses, chamanes ou sorcières, les femmes ont risqué le bûcher, se sont travesti en hommes, ont été traînées en justice, ou sont parties exercer à l’autre bout de la Terre pour pouvoir pratiquer.

Aujourd’hui, malgré l’évolution des mentalités, l’archétype de la « sorcière » persiste, mais avec une différence majeure: il est devenu un atout, une « alternative » ! 

Sisterhood a souhaité honorer cette féminité et célébrer cette renaissance par une journée de grande fête, de bienveillance et de partage.

Une journée magique et inspirante pour prendre en main notre pouvoir au féminin, et pourquoi pas, accoucher de la Sorcière en nous !

 

 

RDV le 10 septembre au Molière au 40 rue de Richelieu 75001 Paris

Inscriptions obligatoires entrée gratuite : https://www.weezevent.com/sisterhood-blissconference

Programme : http://blissyouconferences.strikingly.com/

Page Facebook : https://www.facebook.com/events/987166858033630/